
L'historique...

Le Baron Bich
« Plus tard, ma femme écrira ma biographie ! » répondait-il
invariablement.
A force de subir ses injonctions, je me suis senti le devoir de remuer les strates
de son passé. Par conscience d'abord et aussi par désir de provoquer
des lueurs d'espoir. Il est toujours possible de partir de rien et d'arriver
à quelque chose. »
Le livre de Laurence Bich
Historique
Le temps du défi
Après le temps de l'entraînement vient le temps du défi...
le premier est lancé pour la Coupe de l'America de 1970. Les bateaux
vont s'appeler « France » parce qu'il aime son pays.
Marcel Bich ose s'attaquer à la Coupe de l'America. Sans aucun palmarès
en régate, il part de zéro dans un monde dont il ignore tout ou
presque et, surtout, il n'est pas anglo-saxon.
Certes, il aime la voile, la compétition, les défis que tous
les gens raisonnables disent impossibles. N'avait-il pas réussi dans
les affaires en croyant en l'avenir d'un instrument d'écriture révolutionnaire
qu'il avait lancé mondialement à une époque où ce
genre de défi était tout simplement impensable ? Il était
devenu le numéro un mondial du stylo à bille. Avec audace, il
s'était attaqué au marché américain et il y avait
formidablement réussi.
Mais la Coupe de l'America n'est pas un marché. Et défier sur
l'eau la première puissance du monde est une tout autre histoire. L'Amérique
détient le plus ancien des trophées sportifs et elle est invaincue
depuis plus d'un siècle. Marcel Bich ose se dresser devant cet Everest.
C'était un homme réservé avec une volonté de fer,
une énorme puissance de travail, une élégance qui séduit
Newport et une méfiance définitive envers le conformisme et les
sentiers battus.
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