Le Baron Bich

Le Baron Bich

« Plus tard, ma femme écrira ma biographie ! » répondait-il invariablement.
A force de subir ses injonctions, je me suis senti le devoir de remuer les strates de son passé. Par conscience d'abord et aussi par désir de provoquer des lueurs d'espoir. Il est toujours possible de partir de rien et d'arriver à quelque chose. »

Le livre de Laurence Bich

Historique

Le règlement de la Coupe de l'America

Or, à l'époque où Marcel Bich s'y intéresse, les Américains avaient déjà accepté le nouveau challenge australien et fixé la rencontre à Septembre 1967. Pour l'édition suivante, sans doute en 1970, on pouvait imaginer qu'en cas de défaite probable, les Australiens voudraient récidiver. De plus, l'on parlait déjà des nouvelles ambitions britanniques, avec un défi lancé par le Royal Dorset Yacht Club soutenu par le Prince Philip d'Edimbourg.

Selon le règlement de la Coupe, aucune date ne pouvait être garantie pour qu'une candidature soit acceptée en tant que Challenger... Comment imaginer monter une lourde structure sportive, faire dessiner et construire un nouveau bateau et rester dans l'incertitude totale quant à l'éventuelle possibilité de disputer la compétition vers laquelle tendaient tous ces efforts techniques, humains, sportifs et financiers ?

En octobre 1966, au cours d'un déjeuner dans les salons du New York Yacht Club, le Baron Marcel Bich suggéra donc aux dirigeants de la prestigieuse institution une tout autre formule. Le Club New Yorkais accepterait plusieurs challenges en même temps et laisserait les Challengers s'affronter pour sélectionner le meilleur d'entre eux, lequel aurait l'honneur d'affronter le voilier américain -le Defender- dans la Coupe de l'America. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette idée nouvelle fut accueillie avec un certain étonnement.

Jusque là, en effet, les Américains disposaient d'un avantage, qui expliquait une partie de leur supériorité dans cette compétition séculaire : tandis que les Challengers se préparaient tout seuls afin d'affronter le Defender sur son terrain, le Defender, lui, était issu d'une impitoyable sélection.

La plupart des dirigeants du New York Yacht Club ne voyait pas l'intérêt de modifier le règlement de la Coupe.

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