Le Baron Bich

Le Baron Bich

« Plus tard, ma femme écrira ma biographie ! » répondait-il invariablement.
A force de subir ses injonctions, je me suis senti le devoir de remuer les strates de son passé. Par conscience d'abord et aussi par désir de provoquer des lueurs d'espoir. Il est toujours possible de partir de rien et d'arriver à quelque chose. »

Le livre de Laurence Bich

Historique

Premières régates entre challengers: 1970

Avec le défi du Baron Bich, un non anglo-saxon allait, pour la première fois dans l'histoire de la Coupe de l'America, s'aligner dans la compétition.

Durant cet été-là, au cours des premières éliminatoires entre Challengers, « FRANCE » fut battu par le nouveau bateau australien « GRETEL II ». Mais comme le dit Jim Hardy, le barreur du voilier de Sydney, le score ne reflète pas l'intensité des duels ni le niveau extrêmement proche des deux bateaux. Au cours de la première régate, « FRANCE » fit une bonne partie du parcours en tête. Seule une bascule de vent dans le dernier bord de vent arrière permit aux Australiens de l'emporter...

...Aidé par Eric Tabarly, le Baron Marcel Bich décida de prendre lui-même la barre pour la dernière manche. Hélas, le brouillard, si fréquent en Nouvelle-Angleterre, enveloppa le plan d'eau. Il n'y avait pas de GPS à l'époque. Avec une visibilité nulle, il était impossible de boucler le parcours.

Les Australiens s'en sortirent parce qu'ils utilisèrent un système de positionnement non autorisé que n'avait pas le bateau français. Avec cet équipement et pas mal de chance, comme le rappelle Jim Hardy avec une belle franchise et fairplay, « GRETEL II » parvint à trouver la ligne d'arrivée dans la brume de Newport.

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